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Caroline Cellier

Caroline Cellier est née le 7 août
1945, à Montpellier, ville où son père est garagiste.
Elle fait ses études au Lycée Molière à Paris
et rejoint, adolescente, le cours René Simon. A 18 ans, elle obtient
le Prix Marcel-Achard pour sa prestation dans " Le ciel de lit".
de Jan de Hartog, et le même jour, elle décroche son premier
emploi à la télévision, face à Jacques Higelin
: "Je venais d'obtenir ma récompense. J'étais en train
de me démaquiller, et Roger Leenhardt est entré dans ma
loge. Il cherchait une gamine du Midi pour interpréter " La
fille de la montagne " et il a fallu que je reprenne l'accent méridional
que je m'étais efforcée de perdre avec des cours de diction.
"
C'est sur les planches que se dessine alors sa
carrière. En 1965, elle est la fille de Jacqueline Maillan dans
" Croque-monsieur " et la partenaire de Michel Simon dans "
Du vent dans les branches de sassafras". Et, à 22 ans. elle
triomphe dans " " Pygmalion ", de George Bernard Shaw avec
le rôle d'Eliza Doolittle qui lui vaut les Prix Gérard Philipe
et Suzanne Bianchetti. Cependant le cinéma ne lui offre dans la
foulée aucun emploi d'envergure si l'on excepte sa participation
à QUE LA BETE MEURE de Claude Chabrol, qui la reprendra en 1974,
pour un conte fantastique à la télévision, "
Nul n'est parfait". et pour POULET AU VINAIGRE où elle joue
furtivement la maîtresse du notaire incarné par Michel Bouquet
aux côtés de son compagnon dans la vie, Jean Poiret.
Toujours sur le petit écran, on la retrouve dans " La mégère
apprivoisée " (1964) ou " La guerre de Troie n'aura pas
lieu" (1967); et à la scène dans " Le misanthrope
", de Molière (1969) ou " L'ouvre-boîte ",
de Félicien Marceau (1972). UNE FEMME, UN JOUR et CERTAINES NOUVELLES
lui offrent des rôles plus remarquables et elle avoue avoir véritablement
pris goût au cinéma avec ce dernier film qui évoque
l'été d'une famille française à Oran, en 1961.
Mûrie, sa voix grave et son physique plus
en accord avec son tempérament de Méditerranéenne
fougueuse, Caroline Cellier entame en fanfare les années quatre-vingt,
en enchainant coup sur coup, trois succès : "L'aide-mémoire
", de Jean-Claude Carrière (1981), " Trahisons ",
d'Harold Pinter (l 982) et " Le bonheur à Romorantin ",
de Jean-Claude Brisville (1983). Puis l'année suivante, un beau
doublé avec Christopher Frank l'impose définitivement aux
professionnels du 7éme art. Dans FEMMES DE PERSONNE, elle est une
radiologue délicieusement perverse qui s'entête à
trouver une maîtresse à son mari défaillant; et dans
L'ANNÉE DES MÉDUSES, qui lui vaut le César du meilleur
second rôle féminin, elle vole, pour beaucoup de spectateurs,
la vedette à Valérie Kaprisky, dont elle interprète
la mère.
Peu après, elle est par deux fois, la partenaire
de Guy Marchand, qui l'entraîne dans l'univers à risques
du théâtre d'épouvante de GRAND GUIGNOL ou dans le
monde morbide de CHARLIE DINGO à Saint-Malo. Sur ce, VENT DE PANIQUE
en fait l'ignoble Martine Pochon, résolue à vendre une baby-sitter
à deux proxénètes et POKER, une droguée du
jeu dont les outrances l'étonnent elle-même : "Au théâtre,
je ne me vois pas donc je ne me choque pas. Au cinéma, en revanche,
il m'arrive d'être gênée. Je me dis : comment peux-tu
être aussi impudique ? Te livrer autant ? C'est pour ça que
je ne vais jamais voir les rushes. " (in "Première "
n' 127).
Belle
et inteligente actrice , de trés beaux seins visibles dans deux
films "de plage" : "l'année des méduses"
et "Vent de panique"
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