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Florence Guérin
Cataloguée dans les années 1980
comme actrice de films érotiques, Florence Guérin a davantage
varié les plaisirs qu'on ne le croit. Partenaire d'Aldo Maccione,
héroïne de thrillers miteux, comédienne pour Jesus
Franco et Jean-Marie Pallardy, Florence a promené son gracieux
minois dans des films parfois bien éloignés du porno-soft,
même si ses charmes en sont demeurés le principal atout.
Désormais lancée, elle continue sur la bonne voie.
En 1983, elle joue les seconds rôles dans trois films : «
Le Bourreau des cœurs » de Christian Gion, aux côtés
d'Aldo Maccione, « Surprise Party » sous la direction de Roger
Vadim, et « La Venus Noire », un film érotique dont
la vedette est Miss Bahamas 1979 (rien que ça !). Le cinéma
érotique de lui déplaisant pas (officieusement aucun rôle
"traditionnel" ne lui est proposé, il faut dire en toute
honnêteté que son jeu d'actrice ne la sert pas !), elle est
presque cataloguée "actrice bonne qu'à montrer ses
fesses". Du coup, on le retrouve l'année suivante dans deux
films classés "drame", mais prétextes à
nudité à outrance (bon d'accord : ce sont des films érotiques
!) : « Venus », avec Sophie Favier et « La Jeune fille
et l'enfer ». Dans le même temps, elle pose nue pour le magazine
Lui. La comédie lui rouvre également ses portes puisqu'elle jouera un petit rôle dans « Gros Dégueulasse » de Bruno Zincone. Florence Guérin aime se montrer mais avec grâce. Et elle le prouve en 1985 dans ce qui sera certainement le film le plus marquant de sa carrière : « Le Déclic ». Réalisé par Jean-Louis Richard, et tourné aux Etats-Unis, cette adaptation de la bande dessinée (érotique) de Milo Manara offre à Florence son premier grand rôle, aux côtés de Jean-Pierre Kalfon (immense acteur : « Rue Barbare », « Saint-Cyr »... mais aussi « Le jour et la nuit », « G@mers »...). En parallèle, une autre série de photos pour Lui (n°254, mais d'autres poses suivront).
Peu avant, elle tourne un premier rôle dans « La Bonne », de Salavatore Samperi. Cette production franco-italienne sera un succès en Italie. Les Transalpins l’appréciant, un nouvel eldorado l’attend. Florence n'a que 21 ans lorsqu'elle quitte la France pour l'Italie, où elle poursuivra sa carrière dans des films quasi-inconnus du public français. Cette période s'étalant de 1986 à 1994 mérite tout de même une certaine attention dans la mesure où elle délaisse le genre érotique (cela ne l'empêchera pas de figurer nue dans tout ces films, mais de façon plus mesurée !) pour des sujets plus terre-à-terre. Son périple transalpin débutera par « D'Annunzio », film évoquant la carrière de l'écrivain du même nom, Gabriele de son prénom. Elle y rencontre Robert Powell, Stefania Sandrelli, Laurent Terzieff mais surtout Eva Grimaldi (la Regina du film « Les Anges Gardiens ») qu'elle retrouvera plusieurs fois dans divers productions italiennes. Suivront d'autres films, au succès moindre, essentiellement des mélodrames. Citons tout de même « L'Attrazione » où figure également Martine Brochard, une autre actrice française expatriée, et « Trop belle pour mourir », un thriller assez nanar avec François-Eric Gendron (actuel "avocat" chez France 2).
Dans le deuxième film, elle s'offre le privilège de tourner avec Luigi Cozzi, et retrouve pour l'occasion Caroline Munro. « Le Chat noir » (« Demons 6 » aux Etats-Unis) est l'adaptation d'une nouvelle Edgar Allan Poe, 8 ans après la version de Fulci. La prestation de Florence Guérin en sorcière vaut le détour et prouve que l’actrice peut étendre son registre, même si Caroline Munro tend à éclipser sa performance. Nous sommes à la fin des années 80, et ces films gores commencent à s'essouffler : Florence alterne alors mélodrames et thrillers, avec des figures aussi hétéroclites qu’Omar Sharif (« Viaggio d'amore »), Nastassja Kinski (« La Blonde »), Kid Créole (« Cattive Raggaze ») ou Rossy de Palma (« Alcune signore per bene »), en plus d’une ultime incursion érotique (« Rivelazioni Scandalose »).
Le cinéma oublié, elle continue toutefois à tourner. Outre des spots publicitaires, elle apparaît dans une série italienne où elle retrouve Martine Brochard et Eva Grimaldi (« Il bello delle donne »), et dans « Télématin » en tant que mannequin modèle. Elle se lance en parallèle dans un combat contre le gouvernement roumain, désireux de donner de l'argent aux familles adoptant des orphelins, par le biais de pétitions destinées à faire pression. Loin d'être inactive, elle véhicule désormais une personnalité aux antipodes de ce qu'elle a pu être il y a 20 ans. Elle ne cache pas que si une opportunité se présente au cinéma ou à la télévision elle la saisira, mais ce n'est clairement plus sa priorité. D'ailleurs, l’activisme social semble d'avantage lui plaire puisque Florence a été engagée par une O.N.G. pour venir en aide aux peuples de Malaisie pour fin 2005.
Actrice admirable, belle, sensuelle, sexy, coquine, je me perds en adjectifs pour décrire cette actrice spécialisée dans les rôles érotiques au cinéma. Vraiment le type même de la brune piquante qui nous ensorcéle quand elle se dehabille. Ses photos nue pour Newlook sont extraordinaires, que dire de plus, elle représente à elle seule toute la qualité des films érotiques des années 80. Souhaitons lui bonne chance pour sa nouvelle vie.
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