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Charlotte Rampling

Fille d'un colonel britannique, Charlotte Rampling
a 9 ans lorsque sa famille s'installe à Fontainebleau. Inscrite
à l'école communale, elle y apprend le français.
De retour en Angleterre, l'adolescente se produit dans des spectacles
de music-hall avec sa soeur, puis travaille brièvement comme mannequin.
Comme Jane Birkin et Jacqueline Bisset, elle fait ses débuts à
l'écran dans le film-phare du swinging London, Le Knack... ou comment
l'avoir, en 1965, puis tourne dans des comédies à succès
tout en prenant des cours d'art dramatique à la Royal Court School.
Mais, très marquée par le décès brutal de
sa soeur, elle décide de quitter la Grande-Bretagne.
Installée en Italie, Charlotte Rampling
y fait sa première rencontre marquante, celle de Luchino Visconti,
qui la dirige en 1969 dans Les Damnés. La comédienne prouve
très tôt qu'elle n'a pas froid aux yeux, passant de l'univers
SF de Zardoz (Boorman) à celui, SM, de Portier de nuit, le film
qui la révèle au grand public en 1974. Dans ce succès-scandale
de Liliana Cavani, elle incarne une rescapée des camps nazis qui
entretient une étrange relation avec son ex-bourreau. Se plaisant
à explorer à travers ses rôles les zones les plus
troubles de l'âme humaine, elle s'éprendra d'un chimpanzé
devant la caméra d'Oshima (Max mon amour, 1985). Les Américains
ne sont pas insensibles au charme de l'énigmatique Rampling, qui
fait fondre Woody Allen (Stardust Memories, 1980), Robert Mitchum (Adieu,
ma jolie) et joue les femmes fatales chez Sidney Lumet (Le Verdict).
Ayant élu domicile en France à la
fin des années 70, elle y tourne avec Boisset (Un taxi mauve),
Lelouch (Viva la vie !) et Deray (le polar On ne meurt que deux fois en
1985). Moins présente sur les écrans dans les années
90, elle livre en 2000 des prestations remarquées dans La Cerisaie
(d'après Tchekhov) et le singulier Signs & Wonders de Jonathan
Nossiter. L'année suivante, Charlotte Rampling fait un comeback
éclatant grace à Sous le sable, portrait d'une femme désemparée
après la disparition de son mari, signé François
Ozon, cinéaste qu'elle retrouvera ensuite pour Swimming pool. C'est
au moment même ou un César d'honneur vient récompenser
l'ensemble de sa carrière (en 2001) qu'elle redevient une actrice
de premier plan, s'illustrant aussi bien dans la comédie (Embrassez
qui vous voudrez, 2002) que dans le thriller (Lemming), le film d'auteur
(Vers le sud, 2006) que le divertissement hollywoodien (Basic instinct
2).
Dés
les années 70 elle est une habitué aux rôles dénudés,voire
choquant. Beauté froide (je ne pense pas l'avoir vu joué
une seule comédie), son corps est cependant sublime, elle sera
d'ailleurs sur d'admirable photos de charme.
A
noté qu'à 57 ans, elle a encore eu un vrai full frontal
dans "Swimming pool", et elle est encore bandante !
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