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Florence Thomassin

C'est paradoxalement en n'apparaissant pas à
l'écran que Florence Thomasssin a connu son plus ample succès
au cinéma... Elle fut en effet la narratrice d'UN LONG DIMANCHE
DE FIANÇAILLES de Jean-Pierre Jeunet, consécration inattendue,
entièrement en voix off, pour une comédienne dont le timbre
a du reste toujours constitué l'un des atouts maîtres.
Née le 24 juin 1966 à Paris, Florence
Thomassin est passée par le cours Véra Gregh, le Studio
34 et le cours Pygmalion, en plus d'une expérience de cabaret,
entre 1986-1989, comme danseuse à l'Alcazar. Au cinéma,
elle a débuté à la fin des années 80 à
travers quelques silhouettes et des courts ou moyens métrages,
comme LA VIE SUR MARS, de Renée Blanchar (1990), et LA CINQUIÈME
SAISON de Costa Kekemenis (1991), mais c'est avec AINSI SOIENT-ELLES qu'on
la remarque. Elle incarne dans ce triple portrait de femmes d'aujourd'hui,
aux côtés de Marine Delterme et Amira Casar, Jeanne la croqueuse
d'hommes, vive et gouailleuse, à la sexualité décomplexée.
L'année suivante, elle prête ses traits à la mère
de Vanessa Paradis dans les flash-backs d'ÉLISA. Sa sensualité
est exploitée dans LE PLAISIR (ET SES PETITS TRACAS), adaptation
de “La Ronde” de Schnitzler, alors qu'elle prouve plus de
profondeur dans le méconnu L'ÎLE DU BOUT DU MONDE, film d'auteur
signé Henri Herré, tourné sur l'Île de Pâques.
Florence Thomassin trouve à nouveau un
rôle marquant dans UNE AFFAIRE DE GOÛT, où elle incarne
l'épouse du jeune héros joué par Jean-Pierre Lorit,
et son point d'équilibre lorsqu'il vacille après s'être
engagé au service d'un homme d'affaires vampirique campé
par Bernard Giraudeau. La jeune comédienne est alors nommée
aux Césars, dans la catégorie « meilleur second rôle
féminin ». Elle se mettra à nouveau en évidence
dans LE CŒUR DES HOMMES, en jeune femme fragile, presque «
border line », dont tombe amoureux Jean-Pierre Darroussin. En 2005,
elle est la mère du jeune héros de DOUCHES FROIDES, inattendue
dans sa composition de prolétaire vivant en HLM et cherchant à
joindre les deux bouts, alors qu'elle était, dans RIEN À
FAIRE, tout aussi crédible en bourgeoise blasée, délaissée
par son époux.
La télévision est importante dans
le parcours de Florence Thomassin, que l'on aura vue dans de nombreuses
fictions depuis “Le Jeu du roi” de Marc Evans en 1988. En
florilège de cette activité se profilent la série
“Catherine Courage” de Jacques Ertaud (1992), “Le Mas
Théotime” de Philomène Esposito (1995), “Les
Alizés” de Stéphane Kurc (2001), “L'Apprentissage
de la ville” de Gérard Mordillat (tourné en DV pour
Arte en 2001), “La Maîtresse du corroyeur” de Claude
Grinberg (2003), “Capone” de Jean-Marc Brondolo (2004) et
“Nuit noire” d'Alain Tasma (2005), dans un rôle de porteuse
de valises du FLN durant la guerre d'Algérie. Elle remporte en
outre le Prix de la meilleure comédienne au festival de Saint-Tropez
en 1999 pour “Les Vilains”, polar de Xavier Durringer. Au
théâtre, Florence Thomassin a joué “Providence
café”, écrit et mis en scène par Mohamed Rouahbi
au Théâtre du Rond-Point, à Paris, en 2003.
Actrice
un peu fofolle parfois, mais c'est pas grave on l'aime comme çà,
et comme elle se deshabille souvent dans ces films, elle est parfaite
!
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